Nouvelle encyclopédie poétique: ou, Choix de poésies dans tous les genres, Volume 9

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Capelle (M., Pierre Adolphe)
Ferra, 1818 - French poetry
 

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Popular passages

Page 286 - Au banquet de la vie, infortuné convive, J'apparus un jour, et je meurs ; Je meurs, et sur la tombe, où lentement j'arrive, Nul ne viendra verser des pleurs.
Page 239 - Mon beau voyage encore est si loin de sa fin! Je pars, et des ormeaux qui bordent le chemin J'ai passé les premiers à peine. Au banquet de la vie à peine commencé Un instant seulement mes lèvres ont pressé La coupe en mes mains encore pleine.
Page 286 - J'ai révélé mon cœur au Dieu de l'innocence ; II a vu mes pleurs pénitents ; II guérit mes remords, il m'arme de constance : Les malheureux sont ses enfants. Mes ennemis, riant, ont dit dans leur colère : Qu'il meure et sa gloire avec lui.
Page 244 - D'arbitres de la paix, de foudres de la guerre ; Comme ils n'ont plus de sceptre, ils n'ont plus de flatteurs ; Et tombent avec eux d'une chute commune Tous ceux que leur fortune Faisait leurs serviteurs.
Page 243 - C'est Dieu qui nous fait vivre, C'est Dieu qu'il faut aimer. En vain, pour satisfaire à nos lâches envies, Nous passons près des Rois tout le temps de nos vies A souffrir des mépris et ployer les genoux : Ce qu'ils peuvent n'est rien; ils sont, comme nous sommes, Véritablement hommes, Et meurent comme nous.
Page 23 - Je sens de veine en veine une subtile flamme Courir par tout mon corps, sitôt que je te vois. Et dans les doux transports où s'égare mon âme Je ne saurais trouver de langue ni de voix. Un nuage confus se répand sur ma vue. Je n'entends plus, je tombe en de douces langueurs ; Et pâle, sans haleine, interdite, éperdue, Un frisson me saisit, je tremble, je me meurs.
Page 156 - Où l'Hèbre effrayé dans son onde Reçut ses membres dispersés, Le Thrace, errant sur les montagnes, Remplit les bois et les campagnes Du cri perçant de ses douleurs ; Les champs de l'air en retentirent, Et dans les antres qui gémirent Le lion répandit des pleurs.
Page 75 - Qu'aux accents de ma voix la terre se réveille. Rois, soyez attentifs : peuples, ouvrez l'oreille : Que l'Univers se taise, et m'écoute parler. Mes chants vont seconder les accords de ma lyre, L'esprit saint me pénètre, il m'échauffe, il m'inspire Les grandes vérités que je vais révéler.
Page 125 - Fortune, dont la main couronne Les forfaits les plus inouïs, Du faux éclat qui t'environne Serons-nous toujours éblouis ? Jusques à quand, trompeuse idole, D'un culte honteux et frivole Honorerons-nous tes autels ? Verra-t-on toujours tes caprices...
Page 51 - Qui du plus sage des monarques Doit couronner les justes vœux. Espérons des jours plus paisibles : Les dieux ne sont point inflexibles , Puisqu'ils punissent nos forfaits. Dans leurs rigueurs les plus austères , Souvent leurs fléaux salutaires Sont un gage de leurs bienfaits. Le ciel dans une nuit profonde Se plaît à nous cacher ses lois : Les rois sont les maîtres du monde; Les dieux sont les maîtres des rois. Valeur , activité , prudence , Des décrets de leur providence Rien ne change...

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