De l'homme et de ses rapports les plus intimes: ou, Essais sur l'analyse de la sensation, la liberté de l'homme, l'existence de Dieu, la nature de l'âme, et sur la mort, Volume 1

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Page 297 - Quitte sa tige, tombe, et vole Sur la surface d'un ruisseau; Là, par une invincible pente, Forcé d'errer et de changer, II flotte au gré de l'onde errante Et d'un mouvement étranger, Souvent il...
Page 298 - Par d'invisibles nœuds en ces lieux prisonnière : Sous un joug inconnu, que rien ne peut briser, Dieu sait l'assujettir sans la tyranniser ; A ses suprêmes lois d'autant mieux attachée, Que sa chaîne à ses yeux pour jamais est cachée ; Qu'en obéissant même elle agit par son choix, Et souvent aux destins pense donner des lois. Mon cher fils...
Page 241 - Cette fière raison dont on fait tant de bruit. Contre les passions n'est pas un sûr remède : Un peu de vin la trouble, un enfant la séduit; Et déchirer un cœur qui l'appelle à son aide Est tout l'effet qu'elle produit; Toujours impuissante et sévère, Elle s'oppose à tout et ne surmonte rien.
Page 132 - Vhomme et du citoyen sont dérivés de deux principes gravés par la nature dans tous les cœurs. — Ne faites pas à autrui ce que vous ne voulez pas que les hommes vous fassent. — Faites constamment aux autres le bien que vous voulez recevoir d'eux. Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux. Telle e'toit la maxime de l'Évangile.
Page 169 - abstraction est une opération de l'esprit , par laquelle , à l'occasion des impressions sensibles des objets extérieurs , ou à l'occasion de quelque affection intérieure, nous nous formons, par réflexion, un concept singulier, que nous détachons de tout ce qui peut nous avoir donné lieu de le former...
Page 297 - Souvent il paroît, il surnage, Souvent il est au fond des eaux ; II rencontre sur son passage Tous les jours des pays nouveaux, Tantôt un fertile rivage Bordé de coteaux fortunés, Tantôt une rive sauvage, Et des déserts abandonnés : Parmi ces erreurs continues II fuit , il vogue jusqu'au jour Qui l'ensevelit à son tour Au sein de ces mers inconnues Où tout s'abîme sans retour.
Page 92 - Un rat est une syllabe ; or, un rat ronge du fromage; donc une syllabe ronge du fromage.
Page 24 - Que les philosophes à qui il paraît si évi- £"',,? dent que tout est matériel , se mettent pour un """"''• moment à sa place, et qu'ils imaginent comment ils pourraient soupçonner qu'il existe quelque chose qui ressemble à ce que nous appelons matière.
Page 284 - Un poison plus flatteur et plus cruel encore Vient flétrir leurs beaux jours , obscurcis dès l'aurore. Vois ces spectres dorés s'avancer à pas lents , Traîner d'un corps usé les restes chancelans ; Et sur un front jauni, qu'a ridé la mollesse , Etaler , à trente ans, leur précoce vieillesse : C'est la main du plaisir qui creuse leur tombeau , Et bienfaiteur du monde, il devient leur bourreau.
Page 115 - D'un tranquille océan l'eau pure et transparente Baigne les bords fleuris de ces champs fortunés ; D'innombrables coteaux ces champs sont couronnés; Bacchus les embellit : leur insensible pente Vous conduit par degrés à ces monts sourcilleux Qui pressent les enfers et qui fendent les deux. Le voilà ce théâtre et de neige et de gloire, Éternel boulevard qui n'a point garanti Des Lombards le beau territoire.

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