Oeuvres, Volume 2

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Popular passages

Page 170 - ... naître, ayant achevé de parcourir le cercle des sciences humaines, s'aperçut de leur néant, et tourna ses pensées vers la religion ; qui, depuis ce moment jusqu'à sa mort, arrivée dans sa trente-neuvième année, toujours infirme et souffrant, fixa la langue que parlèrent Bossuet et Racine, donna le modèle de la plus parfaite plaisanterie comme du raisonnement le plus fort; enfin qui, dans les courts intervalles, de ses maux, résolut par abstraction un des plus hauts problèmes de la...
Page 283 - Un jour le laboureur, dans ces mêmes sillons Où dorment les débris de tant de bataillons, Heurtant avec le soc leur antique dépouille, Trouvera, plein d'effroi, des dards rongés de rouille, Verra de vieux tombeaux sous ses pas s'écrouler, Et des soldats romains les ossements rouler.
Page 114 - C'est toi, divin café, dont l'aimable liqueur Sans altérer la tête épanouit le cœur. Aussi, quand mon palais est émoussé par l'âge, Avec plaisir encor je goûte ton breuvage. Que j'aime à préparer ton nectar précieux ! Nul n'usurpe chez moi ce soin délicieux. Sur le réchaud brûlant moi seul, tournant ta graine, A l'or de ta couleur fais succéder l'ébène; Moi seul contre la noix, »qu'arment ses dents de iy, Je fais, en le broyant, crier ton fruit amer...
Page 354 - Le cristal d'un ruisseau qui rajeunit les prés, Et roule une eau d'argent sur des sables dorés, Rien ne peut des troupeaux ranimer la faiblesse ; Leurs flancs sont décharnés ; une morne tristesse De leurs stupides yeux éteint le mouvement, Et leur front affaissé tombe languissamment.
Page 169 - II y avait un homme qui, à douze ans, avec des barres et des ronds, avait créé les mathématiques ; qui, à seize, avait fait le plus savant traité des coniques qu'on eût vu depuis l'antiquité ; qui, à dix-neuf, réduisit en machine une science qui existe tout entière dans l'entendement...
Page 336 - Kidéle à- ses besoins, à ses travaux docile, La terre lui fournit un aliment facile. Sans doute il ne voit pas, au retour du soleil, De leur patron superbe adorant le réveil, Sous les lambris pompeux de ses toits magnifiques. Des flots d'adulateurs inonder ses portiques; II ue voit pas le peuple y dévorer des yeux De riches tapis d'or, des vases précieux ; D'agréables poisons ne brûlent point ses veines; Tyr n'altéra jamais' la blancheur de ses laines ; II n'a point tous ces arts qui trompent...
Page 115 - Suis d'un œil attentif tes légers tourbillons. Enfin, de ta liqueur lentement reposée, Dans le vase fumant la lie est déposée ; Ma coupe, ton nectar, le miel américain, Que du suc des roseaux exprima l'Africain, Tout est prêt : du Japon l'email reçoit tes ondes. Et seul tu réunis les tributs des deux mondes. Viens donc, divin nectar, viens donc, inspire-moi ! Je ne veux qu'un désert, mon Antigone, et toi.
Page 369 - M'entraîne loin du jour, hélas ! et loin de toi. Elle dit, et soudain dans les airs s'évapore ; Orphée en vain l'appelle , en vain la suit encore, ll n'embrasse qu'une ombre : et l'horrible nocher De ces bords désormais lui défend d'approcher. Alors deux fois privé d'une épouse si chère, Où porter sa douleur? où traîner sa misère?
Page 169 - ... démontra les phénomènes de la pesanteur de l'air et détruisit une des grandes erreurs de l'ancienne physique; qui, à cet âge où les autres hommes commencent à peine de naître, ayant achevé de parcourir le cercle des sciences humaines, s'aperçut de leur néant et tourna ses...
Page 368 - Il chantait; et, ravis jusqu'au fond des enfers, Au bruit harmonieux de ses tendres concerts, Les légers habitants de ces obscurs royaumes, Des spectres pâlissants, de livides fantômes, Accouraient, plus...

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