The beginners' book in French: with humorous illustrations

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Ginn, 1886 - French language - 298 pages
 

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Popular passages

Page 244 - ... haute où nous avions mangé. Une soupente élevée de sept à huit pieds où l'on montait par une échelle, c'était là le coucher qui nous attendait, espèce de nid dans lequel on s'introduisait en rampant sous des solives chargées de provisions pour toute l'année. Mon camarade y grimpa seul et se coucha tout endormi, la tête sur la précieuse valise.
Page 211 - La Cigale, ayant chanté Tout l'Été, Se trouva fort dépourvue Quand la bise fut venue. Pas un seul petit morceau De mouche ou de vermisseau. Elle alla crier famine Chez la Fourmi sa voisine, La priant de lui prêter Quelque grain pour subsister Jusqu'à la saison nouvelle. Je vous paierai, lui dit-elle, Avant l'Oût, foi d'animal, Intérêt et principal.
Page 243 - Un jour je voyageais en Calabre , c'est un pays de méchantes gens, qui, je crois, n'aiment personne, et en veulent surtout aux Français ; de vous dire pourquoi, cela serait long ; suffit qu'ils nous haïssent à mort, et qu'on passe fort mal son temps lorsqu'on tombe entre leurs mains.
Page 244 - ... nous étions; Français, imaginez un peu! chez nos plus mortels ennemis , seuls, égarés , si loin de tout secours humain! et puis pour ne rien omettre de ce qui pouvait nous perdre , il fit le riche , promit à ces gens pour la dépense, et pour nos guides le lendemain, ce qu'ils voulurent.
Page 245 - Quand il fut à l'échelle, il monte, son couteau dans les dents, et venu à la hauteur du lit, ce pauvre jeune homme étendu offrant sa gorge découverte , d'une main il prend son couteau, et de l'autre Ah! cousine Il saisit un jambon qui pendait au plancher, en coupe une tranche, et se retire comme il était venu. La porte se referme, la lampe s'en va,, et je reste seul à mes réflexions.
Page 158 - Prenant et quittant les plus belles. Ah ! disait le grillon, que son sort et le mien Sont différents ! Dame nature Pour lui fit tout, et pour moi rien. Je n'ai point de talent, encor moins de figure, Nul ne prend garde à moi, l'on m'ignore ici-bas : Autant vaudrait n'exister pas.
Page 205 - Il en était encore éloigné, lorsqu'un piéton qui regagnait aussi la capitale, fait signe au conducteur d'arrêter, ce que Joseph II fait aussitôt. < Monsieur...
Page 245 - Au bout d'un quart d'heure qui fut long, j'entends sur l'escalier quelqu'un, et par les fentes de la porte, je vis le père, sa lampe dans une main, dans l'autre un de ses grands couteaux. Il montait , sa femme après lui ; moi derrière la porte : il ouvrit ; mais avant d'entrer il posa la lampe que sa femme vint prendre; puis il entre pieds nus, et elle de dehors lui disait à voix basse, masquant avec ses doigts le trop de lumière de la lampe : doucement, va Doucement.
Page 137 - Cher petit oreiller, doux et chaud sous ma tête, Plein de plume choisie, et blanc, et fait pour moi ! Quand on a peur du vent, des loups, de la tempête, Cher petit oreiller, que je dors bien sur toi ! Beaucoup, beaucoup d'enfants pauvres et nus, sans mère, Sans maison, n'ont jamais d'oreiller pour dormir.
Page 253 - CHIEN. La brebis et le chien , de tous les temps amis , Se racontaient un jour leur vie infortunée. Ah ! disait la brebis , je pleure et je frémis, Quand je songe aux malheurs de notre destinée. Toi , l'esclave de l'homme , adorant des ingrats , Toujours soumis , tendre et fldèle . Tu reçois , pour prix de ton zèle , Des coups, et souvent le trépas.

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