Pensées morales de divers auteurs chinois

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P. Ch Levesque
Didot l'aîné, 1782 - Chinese literature - 167 pages
 

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Page 159 - Je défends le jeu. Si quelqu'un brave mes ordres, il bravera la providence , qui n'admet rien de fortuit ; il contredira le vœu de la nature, qui nous crie : Efpérez, mais travaillez ; les plus actifs seront les mieux traités.
Page 159 - Soleil ne verroit pas un Pauvre dans l'étendue de mon Empire. Que peut la volonté d'un feul, contre les volontés ambitieufes & difcordantes , de tant de millions d'hommes , qui ne foupirent qu'après le fuperflu, dont la mefure ne fe comble jamais? C'EST ce...
Page 153 - JEU.» ]NE forcez pas votre empereur , qui n'eft en effet que votre père , à n'être plus qu'un juge. Je vous ai fouvent répété...
Page 156 - Hélas ! c'eft qu'ils ont commencé. QUICONQUE ne fait pas réfifter aux premières amorces , attife un feu , que bientôt il ne pourra plus éteindre. On ne joue , d'abord , que par complaifance , ou par défœuvrement. On ne donne que des momens au jeu , puis des heures , puis des jours, puis des nuits entières...
Page 157 - Ceux qui profpèrent aujourd'hui , demain feront dans la misère. Cependant, ils triomphent , ils ne doutent plus de rien , lorfqu'ils ont dépouillé quelqu'un : attendez , ils feront dépouillés à leur tour. MALGRÉ le fuccès , on les fuit , on les détefte. Les honnêtes gens les montrent de loin, comme la terreur & l'opprobre de leur pays : Gardez-vous-en, difent-ils; le befoin qui les tourmente, fuppofe tous les vices ou les fuggère.
Page 155 - Palais , & qui veille , le plus fouvent, quand le Crime ourdit fa trame dans les ténèbres : moi qui, vous le favez , détefte le menfonge plus que je ne crains la mort , j'affirme qu'il n'eft point de manie plus féconde en calamités publiques & fecrettes , que celle dont il s'agit.
Page 163 - N'ALLEZ pas , cependant , imiter ceux qui deviennent avares , en ceflant d'être prodigues : jouiflez , mais faites jouir , car vous pouvez devenir pauvres. JE vous ai montré ce que c'eft que la fureur du jeu (i) : puiflent mes préceptes étouffer dans vos cœurs , cette paflion qui confterne le mien ! Vous m'avez entendu.
Page 154 - Nous étions généreux , nos amufemens étoient honnêtes , & nos jeux innocens : tout eft changé. Moi qui vois tout , qui entends tout , du fond de mon Palais...
Page 161 - ... contraires. Je n'aurois pas même garanti la prudence des revers inopinés; mais celle-ci, bien différente de la fureur que je profcris , fait que , tôt ou tard , la patience & la vertu furmontent le malheur , ou du moins le rendent vénérable. ,, Officiers , foldats , & vous qui m'appartenez par les liens du fang, fi vous m'aimez, fi vous refpeftez votre prince , ne foyez pas des joueurs. Chargés du foin de protéger nos frontière?
Page 155 - fecrettes, que celle dont il s'agit : oui, j'affirme qu'il n'eft « point d'hommes plus âpres que les Joueurs, plus enclins au » mal ; ils fe feroient horreur, s'ils fe connoiiïbient mieux.

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