Des monstruosités et bizarreries de la nature, Volume 1

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Page 165 - Ainsi dit le renard ; et flatteurs d'applaudir. On n'osa trop approfondir Du tigre, ni de l'ours, ni des autres puissances, Les moins pardonnables offenses : Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins, Au dire de chacun, étaient de petits saints.
Page 165 - Sire, dit le renard, vous êtes trop bon roi ; Vos scrupules font voir trop de délicatesse. Eh bien ! manger moutons, canaille, sotte espèce, Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes, seigneur, En les croquant, beaucoup d'honneur; Et quant au berger, l'on peut dire Qu'il était digne de tous maux, Étant de ces gens-là qui sur les animaux Se font un chimérique empire.
Page 165 - J'ai dévoré force moutons. ^ Que m'avaient-ils fait ? nulle offense ; \ Même il m'est arrivé quelquefois de manger Le berger. / Je me dévouerai donc, s'il le faut : mais je pense Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi ; Car on doit souhaiter, selon toute justice, Que le plus coupable périsse.
Page 164 - Le lion tint conseil, et dit : ' Mes chers amis, Je crois que le ciel a permis Pour nos péchés cette infortune. Que le plus coupable de nous Se sacrifie aux traits du céleste courroux : Peut-être il obtiendra la guérison commune.
Page 8 - ... abominable à tous les gens de bien, pour avoir voulu chercher sa gloire de la ruyne de son pays et subversion de la plus puissante et fleurissante chose publique que le monde verra jamais.
Page iii - Des monstruosités et bizarreries de la nature, principalement de celles qui ont rapport à la génération, de leurs causes, de la manière dont elles s'opèrent, etc... avec des réflexions philosophiques sur les monstrueux et dangereux empiétements des sciences accessoires, telles que la chimie, la droguerie, etc... sur la vraie médecine, etc... Paris. Albert, 1806-7.
Page xix - J'ay veu la naissance de plusieurs miracles de mon temps. Encore qu'ils s'estoufent en naissant, nous ne laissons pas de prévoir le train qu'ils eussent pris s'ils eussent vescu leur aage.
Page xx - L'erreur particulière fait premièrement l'erreur publique, et, à son tour après, l'erreur publique fait l'erreur particulière. Ainsi va tout ce bâtiment, s'étoffant et formant de main en main ; de manière que le plus éloigné témoin en est mieux instruit que le plus voisin ; et le dernier informé mieux persuadé que le premier.
Page 205 - Mais, du jour à la journée croissant l'occasion de ce soupçon et enfin jusques à l'évidence, elle en vint là de faire déclarer au prône de son église que, qui serait consent de ce fait, en l'avouant, elle promettait de le lui pardonner, et, s'il le trouvait bon, de l'épouser. Un sien jeune valet de labourage, enhardi de cette proclamation, déclara l'avoir trouvée, un jour de fête, ayant bien largement pris son vin, si profondément endormie près de son foyer, et si indécemment, qu'il...
Page iii - ... à mettre les mères à l'abri de l'influence, et leur fruit à l'abri des effets des affections de l'âme , de l'imagination, des envies , des frayeurs des maléfices, etc., et les jeunes praticiens à l'abri de la séduction des nouvelles théories médicales.

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