Opuscules philosophiques, Volume 2

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Page 7 - Tout annonce d'un Dieu l'éternelle existence; On ne peut le comprendre, on ne peut l'ignorer. La voix de l'univers annonce sa puissance, Et la voix de nos cœurs dit qu'il faut l'adorer.
Page 18 - Aristote louer ces heureux moments, où l'âme n'est possédée que de l'intelligence de la vérité, et juger une telle vie seule digne d'être éternelle , et d'être la vie de Dieu ; mais qui voit les saints tellement ravis de ce divin exercice, de connaître, d'aimer et de louer Dieu, qu'ils ne le quittent jamais, et qu'ils éteignent, pour le continuer durant tout le cours de leur vie, tous les désirs sensuels; qui voit, dis-je, toutes ces choses, reconnaît dans les opérations intellectuelles...
Page 12 - Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée ; car chacun pense en être si bien pourvu , que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose n'ont point coutume d'en désirer plus qu'ils en ont.
Page 119 - Que nous portons en nous le germe de toute vertu, de toute perfection; Qu'il ne s'agit que de. le développer ; Que nous ne sommes heureux qu'autant que nous observons les règles établies par la nature dans le but de notre conservation ; Et que toute sagesse, toute perfection, toute loi, toute vertu, toute philosophie, consistent dans la pratique de ces axiomes fondés sur notre propre organisation : Conserve-toi; Instruis-toi ; Modère-toi; Vis pour tes semblables, afin qu'ils vivent pour toi.
Page 46 - ... prêtres comme des dépositaires de vérités, mais comme des obstacles à des erreurs possibles et plus monstrueuses encore; non comme les précepteurs des gens sensés , mais comme les gardiens des fous; et leurs églises, je les laisserais subsister comme l'asyle ou les petites-maisons d'une certaine espèce d'imbéciles qui pourraient devenir furieux si on les négligeait entièrement.
Page 106 - ... et que le rien ne peut pas prévaloir sur l'être, ni empêcher l'être d'être? Mais par la même raison, l'imparfait ne peut valoir mieux que le parfait, ni être plutôt que lui, ni l'empêcher d'être. Qui peut donc empêcher que Dieu ne soit : et pourquoi le néant de Dieu que...
Page 94 - Monge, celui des savants de cette époque qu'il aimait le plus, et qu'il avait sans cesse auprès de lui, tenez, ma religion, à moi, est bien simple. Je regarde cet univers si vaste, si compliqué, si magnifique, et je me dis qu'il ne peut être le produit du hasard, mais l'œuvre quelconque d'un être inconnu, tout-puissant, supérieur à l'homme autant que l'univers est supérieur à nos plus belles machines. Cherchez, Monge, aidez-vous de vos amis les mathématiciens et les philosophes, vous...
Page 24 - ... soit auprès du sage d'Eau-Bonne , soit dans l'agréable retraite de la Sévigné de Sanois! Jamais deux esprits , deux âmes , n'ont formé un plus parfait accord de sentiment et de pensée ; mais ils se ressemblaient surtout par un aimable empressement à bien recevoir leurs amis : politesse à la fois libre , aisée et affectueuse ; politesse d'un goût exquis , qui venait du cœur et qui allait au cœur. » Mais il faut tout entendre , et à côté des jugements favorables accueillir aussi...
Page 22 - Rousseau , mais elle était extrêmement louche , ce qui n'empêchait pas que son âme ne se peignit dans sa physionomie ; son front était très-bas , son nez gros ; la petite vérole avait laissé une teinte jaune dans tous ses creux , et les pores étaient marqués de brun ; cela donnait un air sale à son teint, qui, je crois, était beau avant sa maladie.
Page 28 - ... comme indépendante de toutes les autres créatures, bien que, dans un autre sens, toutes les autres l'obligent à s'accommoder avec elles : de sorte qu'on peut dire que toute la nature est pleine de miracles, mais de miracles de raison, et qui deviennent miracles, à force d'être raisonnables, d'une manière qui nous étonne. Car les raisons s'y poussent à un progrès infini, où notre esprit , bien qu'il voie que cela se doit, ne peut suivre par sa compréhension.

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