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Avocat ,

N des Amis de feu M. Bertrand U

s'est chargé de donexha

ner ses soins pour faire paroitre les Ouvrages de Prose er de Vers que ce dernier' avoit composés , et qu'il lui recommanda avant que de mourir. Il y a lieu d'espérer qu'ils ne tarderont

pas

à voir le jour , qu'ils prouveront avec quelle capacité ce célébre Nantois exerçoit la Profession à laquelle la Providence l'avoit appellé, et quels étoient les talens qui lui avoient ouvert les portes de l'Académie d'Angers.

Quelque gloire cependant qui doive revenir à la mémoire de M. Bertrand,

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par la publication de ces Ouvrages, son Ami a cru qu'une Collection

que cet habile homme avoit formée pour sa propre utilité, et que ses héritiers ont bien voulu lui confier, pourroit encore y ajoûter quelque chose que ce qui a servi à l'usage d'une

pers sonne qui avoit un goût exquis pour tout ce qui regardoit les ouvrages d'esprit, ne pouvoit manquer d'être bien reçû de tous les

gens

de Leteres en général, et de tous ceux, en particufier, qui se trouvent dans une situation approchante de celle où il s'est vû pendant sa vie.

Engagé par son état à vivre presque toujours en Ville , et ne pouvant jouir dans la réalité des plaisirs et des agrémens qu'offre le Séjour Champêtre, il imagina un moyen de les goûter au moins en idée. Dans cette vûe il rassembla dans un Volume transcrit de sa

main , tous les éloges de la Vie Champêtre, et toutes les Descriptions des beautés de la Campagne, qu'il trouva répandues dans les meilleurs Poëtes, tant Latius que François , qui lui tomberent sous la main ; et c'étoit dans la lecture de ce Recueil, entre les autres récréations innocentes qu'il se permettoit , qu'äl trouvoit de quoi se délasser l'esprit des travaux de sa Profession, et du soin de ses propres

affaires. C'est ce même Recueil qu'on présente aujourd'hui au Public, comme un Ouvrage, où l'on se flate que le Lecteur trouvera , et de l'agrément pour la lecture, er du profit pour les mæurs. M. Bertrand, en formant cette Collection, paroît s'être fait un devoir indispensable de les respecter , et il a eu une attention toute particuliere à écarter des Piéces qui la composent, tout ce qui auroit pû faire ombrage au Lecteur le plus scrupuleux ; attention assez rare,

de nos jours, dans les Ouvrages qu’on regarde comme de pur agrément; mais, attention qu'il a porté si loin, qu'il s'est donné la liberté de faire des changemens ou des omissions dans plusieurs de ces Piéces.

La Partie des Poësies Latines est suivie de la Collection des meilleures Piéces en Vers de nos Poëtes François, et qui ont également pour objet les Agrémens de la Campagne.

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