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1002/
PARSONS LE

LIBRARY

University of

MICHIGAN

: NOUVEAU
RECUEIL GÉNÉRAL

DE

TRA I T ES,
CONVENTIONS ET AUTRES TRANSACTIONS

REMARQUABLES,
SERVANT À LA CONNAISSANCE DES RELATIONS
ÉTRANGÈRES DES PUISSANCES ET ÉTATS

DANS LEURS RAPPORTS MUTUELS.

RÉDIGÉ SUR DES COPIES AUTHENTIQUES

PAR

FRÉDÉRIC MURHARD.

Continuation du grand Recueil de feu

M. DE MARTENS.

Tom e V.
Comprenant l'an 1843.

À GOTTINGUE,
À LA LIBRAIRIE DE DIETERICH.

1847.

1842

Correspondance entre l'Empereur de toutes les Russies et le Grand-Seig

neur Turc.

1.

Lettre adressée par l'Empereur Nicolas au
Sultan ottoman Abdul- Medjid. En date . de

St. Petersbourg, le 19 (31) Octobre 1842.

Au milieu du désordre général que le triomphe de la révolte avait fait naître dans la Servie, j'attachai une haute importance à la résolution sage et prudente que la Porte ottomane se montrerait disposée à adopter pour mettre un terme à un ordre de choses si fâ. cheux. Les rapports de mon ambassadeur à Constantinople, qui me rendait un compte detaillé des conférences qu'il ayait eues avec les ministres de V. H., annonçaient que la Sublime-Porte avait résolu de ne rien précipiter et de s'entendre avec la cour de Russie, conformément aux stipulations des traités sur les moyens propres à retablir l'ordre légal dans la Servie, et pour faire cesser l'injure grave que l'audace des rebelles avait faite aux droits de souveraineté de V. H. et aux droits que des traités solennels ont conférés à la Russie. Applaudissant de la manière la plus vive à une résolution si prudente, j'étais heureux, grand et puissant Empereur, de trouyer un autre exemple de la noblesse de sentimens et de la pureté de principes que vous n'avez jamais cessé de manifester durant les relations d'amitié qui nous lient et dont V. H. a donné récemment une preuve si remarquable dans l'affaire du prince de la Walachie. Désirant concourir à l'accomplissement des vues de V. H., j'avais chargé le baron de Lieven de se rendre dans la Servie, pour recueillir des renseignemens sur le véritable état des choses, puis d'aller immédiatement à Constantinople pour soumettre à V. H., comme si c'eût été à moi-même, un rapport consciencieux sur tout ce qu'il aurait vu, et se concers ter ensuite avec M. de Boutenjeff et les ministres de

Recueil gén. Tome V.

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