Fables de La Fontaine Avec Des Notes Historiques [etc.]

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J. Munroe & cie., 1841
 

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Popular passages

Page 129 - J'ai souvenance Qu'en un pré de moines passant, La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et, je pense, Quelque diable aussi me poussant, Je tondis de ce pré la largeur de ma langue. Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
Page 141 - Perrette, sur sa tête ayant un pot au lait Bien posé sur un coussinet, Prétendait arriver sans encombre à la ville. Légère et court vêtue, elle allait à grands pas, Ayant mis ce jour-là, pour être plus agile, Cotillon simple et souliers plats.
Page 16 - Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici Contre leurs coups épouvantables Résisté sans courber le dos; Mais attendons la fin.» Comme il disait ces mots. Du bout de l'horizon accourt avec furie Le plus terrible des enfants Que le Nord eût portés jusque-là dans ses flancs. L'arbre tient bon. le roseau plie; Le vent redouble ses efforts. Et fait si bien qu'il déracine Celui de qui la tête au ciel était voisine, Et dont les pieds touchaient à l'empire des morts.
Page 41 - N'ont-ils point de pitié de leur vieux domestique? Sans doute qu'à la foire ils vont vendre sa peau. Parbleu! dit le meunier, est bien fou du cerveau Qui prétend contenter tout le monde et son père. Essayons toutefois si par quelque manière Nous en viendrons à bout.
Page 28 - C'est assez qu'on ait vu par là qu'il ne faut point Agir chacun de même sorte. J'en voulais venir à ce point. 35 XI. LE LION ET LE RAT. Il faut, autant qu'on peut, obliger tout le monde : On a souvent besoin d'un plus petit que soi. De cette vérité deux fables feront foi ; Tant la chose en preuves abonde.
Page 39 - L'invention des arts étant un droit d'aînesse, Nous devons l'apologue à l'ancienne Grèce : Mais ce champ ne se peut tellement moissonner Que les derniers venus n'y trouvent à glaner. La feinte est un pays plein de terres désertes; Tous les jours nos auteurs y font des découvertes.
Page 16 - Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage Dont je couvre le voisinage, Vous n'auriez pas tant à souffrir ; Je vous défendrais de l'orage : Mais vous naissez le plus souvent Sur les humides bords des royaumes du vent. La nature envers voois me semble bien injuste.
Page 122 - C'est toujours même note et pareil entretien. On dit qu'on est inconsolable : On le dit ; mais il n'en est rien, Comme on verra par cette fable, Ou plutôt par la vérité.
Page xxxvii - Le loup reprit : Que me faudra-t-il faire ? Presque rien , dit le chien : donner la chasse aux gens Portant bâtons, et mendiants; Flatter ceux du logis, à son maître complaire : Moyennant quoi votre salaire Sera force reliefs de toutes les façons , Os de poulets , os de pigeons , Sans parler de mainte caresse.
Page 31 - Un lièvre en son gîte songeait, Car que faire en un gîte, à moins que l'on ne songe ? Dans un profond ennui ce lièvre se plongeait : Cet animal est triste et la crainte le ronge.

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