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On a de lui 10 divers ouvrages sur la de Verdun et de Châlons-sur-Marne. Grâce, dans lesquels il réfute avec Il se fit généralement estiiner dans force la doctrine de Jansénius, quoi- tous ces diocèses par sa vertu, par son qu'il défende la grâce: efficace, mais savoir et par son zèle à maintenir la dans un autre sens ; 2° une Traduc- discipline ecclésiastique. ll se retira tion latine du pontifical de l'église ensuite en Sorbonne, où il passa le grecque, avec de savantes notes, 1643, reste de ses jours à décider les cas de in-fol. ; 30 des Poésies latines, Paris, conscience, et où il mourut le 7 avril 1623, in-4° ; 4° des Hymnes pour la 1718, à 83 ans. On a de lui 10 un fête de saint Louis dans le bréviaire

corps complet de théologie, en 7 vol. de Paris ; je consensu hierarchice et in-12, qui est très-estimé pour sa prémonarchiæ adversus optutum Gallum, cision et sa solidité ; mais on a blầmé Parisiis, 1640, in-40, et un grand avec raison les additions qui ont été nombre d'autres ouvrages. Suzanne faites à cette Théologie depuis la mort Habert sa tante épousa Charles du de M. Habert ; 20 la Défense de cette Jardin, officier du roi Henri III, et théologie. M. Petit-Pied se plaignit de demeura veuve à l'âge de 24 ans; elle cette défense, et adressa à M. Habert passait pour un prodige de science, et un écrit contre l'accusation de jansesavait l'hébreu, le grec, le latin, l'ita- nisme; 3oʻla Pratique de la pénitence, lien, l'espagnol, la philosophie et in-12, plus connue sous le nom de même la théologie, ce qui lui acquit Pratique de Verdun. Il y a eu pluune grande réputation parmi les sa- sieurs éditions de ce dernier ouvrage : vans. Elle mourut en 1633 dans le il est excellent, à quelques endroits monastère de Notre-Dame-de-Grâce, près, qu'il ne faut pas prendre à la à la Ville-l'Evêque à Paris, où elle rigueur. Il en est de même de sa s'était retirée depuis près de 20 ans , Théologie. laissant un grand nombre d'ouvrages HABICHORST ( ANDRÉ-DANIEL ), manuscrits entre les mains d'Isaac savant théologien luthérien de Rostoch, Habert son neveu.

mort en 1704, est auteur de plusieurs HABERT (Henri-Louis ), cousin ouvrages, entre autres de plusieurs des deux précédens, seigneur de Mont- Dissertations très-estimées sur divers mort, maitre des requêtes, fut reçu passages d'Isaïe, et d'autres livres de conseiller au parlement en 1625, et l'Ecriture sainte. mourut doyen des maîtres des requêtes HABICOT ( Nicolas ), célèbre le 21 janvier 679. Il était de l'acadé- chirurgien, natif de Bonny en Gâtimie française, et il s'acquit une grande nais, s'acquit une grande réputation réputation par son intégrité et par par son habileté et par ses ouvrages. son amour pour les lettres et pour les İl mourut le 17 juin 1624. On a de savans. C'est dans sa maison que mou- lui un Traité de la peste, et d'autres rut le célèbre Gassendi son intime ouvrages très-curieux, surtout à l'ocami, qu'il avait retiré chez lui depuis casion du corps du géant Theutobocus, plusieurs années, et à qui il fit ériger trouvé près du château de Langon en un mausolée dans l'église de Saint-Ni- Dauphiné. colas-des-Champs à Paris : il se char- HABINGTON (Thomas), fils d'un gea aussi de l'édition de ses oeuvres, à trésorier de l'épargne de la reine Elisa la tête de laquelle il mit une courte beth, naquit le 3 août 1560. Il s'attacha préface latinc de sa façon, qui est au parti de la reine Marie d'Ecosse, et

sensée et de bon goût. On a encore de il lui en aurait coûté la vie s'il n'eût M. de Montmort quelques Epigrammes été le filleul de la reine. Son frèrc fut et poésies, imprimées dans les recueils exécuté avec d'autres le 20 septembre de son temps. M. Huct, dans ses Mé- 1586. Habington demeura six ans primoires latins, dit de M. de Montmort sonnier à la Tour de Londres , où il qu'il était vir omnis doctrinæ et su- charma son ennui par l'étude des belÜlimioris et humanioris amantissimus. les-lettres. Il fut encore impliqué dans

HABERT ( Louis ), pieux et sávant la conspiration des poudres sous Jacdocteur de la société de Sorbonne,

ques Jer pour avoir caché chez lui natif. de Blois, sut successivement Garnet et Oldcorne. Il obtint cepengrand-vicaire de Luçon, d'Auxerre, dant sa grâce par le lord Monteagle,

dont il avait épousé la sour, et à qui Tiams, évêque de Lincoln et garde du l'état se croyait obligé, parce qu'il avait" grand sceau, le fit nommer à différens communiqué la lettre qui tit découvrir bénéfices qu'il conserva jusqu'à l'abola conspiration. Habington mourut à lition de l'épiscopat et de la liturgie į Hendip le 8 octobre 1647. Ses Anti- mais à la restauration il fut nommé quités de Worcester sont restées manu- évêque de Lichtfield, où il est mort le 28 scrites. On n'a imprimé de lui que la octobre 1670. Il vécut assez pour voir de Lettre de Guillaume Le Breton, De ex- deux femmes qu'il épousa trente-deux scidio et conquestu Britanniæ , tra- enfans ou petits-enfans, ce qui ne l'emduite en anglais, Londres, 1638, in-8°. pêcha pas de réparer sa cathédrale et On prétend qu'il a eu part à la Vie son palais qui avait été ruiné pendant d'Édouard IV, que son fils composa

à

les guerres civiles On a imprime de la sollicitation de Charles Ier.

lui des Sermons, 1657 , in-fol. ; la Vie HABINGTON, (Guillaume ), cé- de son protecteur Williams, Londres, lèbre historien anglais, fit ses études 1693 , in-fol. Il y en a un abrégé dont à Saint-Omer et à Paris, et retourna la seconde édition a paru à Cambridge en Angleterre, où il s'appliqua à l'his- en 1703, in-8° ; c'est un panegyrique toire. Il mourut en 1654. On a de lui plutôt qu'une histoire. une tragi-comédie intitulée La reine HACKSPAN ( THÉODORE ), judid'Aragon, l'Histoire d'Edouard Iy, cieux et célèbre philologue et théoloroi d'Angleterre, en anglais, in-fol., gien luthérien, naquit à Weimar le et d'autres ouvrages.

8 novembre 1607. Après s'être rendu HACHETTE ( Jeanse ), illustre très-habile dans l'hébreu et dans les kéroïne de Beauvais en Picardie, se autres langues orientales, il en fut le mit à la tête des autres femmes, et premier professeur à Altorf, où il derepoussa avec une valeur extraordi- vint aussi professeur de théologie, et naire, en 1472, les Bourguignons qui où il mourut le 19 janvier 1859, à donnaient l'assaut à cette ville. En 52 ans. On a de lui un grand nombre mémoire d'une si belle action, ses d'ouvrages sur la bible, qui sont trèsdescendans étaient exempts de taille, et judicieux, très-savans et très-estimés. l'on fait tous les ans une procession à Les principaux sont 10 Sylloge disBeauvais le 10 juillet, où les femmes putationum theologicarum et philolovont les premières.

gicarun, Altorf, 1663, in-4° ; 20 InterHACKET ( GUILLAUME.), fameux pres errabundus, et Lucubrationes..... fanatique anglais au 16e siècle, après in difficillima utriusque T'estantenti avoir mené une vie fort déréglée, s'é- loca, Altorf, 1645, in-80 : ces deux rigea en prophète. Il attira dans son ouvrages se trouvent aussi dans le Tréparti deux personnes de quelque savoir, sor de Thomas Crenius ; 30 MiscellaEdmond Coppinger et Henri Arling- neorum sacrorum libri duo; 40 Nole ton : le premier fut appelé prophète philologico-theologicæ in rariora et de miséricorde, et le second du ju- difficiliora Veteris et Novi Testamenti gement. Ces deux nouveaux prophètes loca , 3 vol. in-8° ; Observationes araentreprirent d’égaler Hacket à J.-C., bico-syriacæ in quædam loca Veteris et de soulever en sa faveur le peuple et Novi Testamenti,in-4°; 6o Specimen contre le gouvernement en 1592; mais theologice Thalmudicae ; 7° l'ides et ils furent arrêtés, et on leur fit leur leges Muhammedis, etc. procès : Hacket fut condamné à être MADDON (Walther), né en 1516, pendu , Coppinger se laissa mourir dans le comté de Buckingham, docteur dans la prison, et Arlington obtint sa en droit , est regardé comme un des grace.

réformateurs de la langue anglaise. HACKET (JEAN), naquit à Londres Sous Édouard VI il fut un des prinle jer septembre 1592. Pendant qu'il cipaux promoteurs de la réformation

; faisait ses études il composa une co- son zèle se ralentit sous la reine Marie médie latine intitulée Loyola , qui mais à l'avénement d'Elisabeth il refut jouée deux fois devant Jacques ler, prit son crédit. En 1566 cette prinet imprimée à Londres en 1648, in-80. cesse l'envoya à Bruxelles en qualité Le sujet était trop agréable aux Anglais d'agent. Il mourut le 2 janvier 159 pour ne pas réussir chez eux. Vila Ses ouyrages sont : Reformalio lec

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sum ecclesiasticarum , 1571, in-4°; beaucoup d'honneur. Après avoir donné et, sous le titre de Lucubrationes, pendant quelques années des leçons 1567, in-4°, des discours, des lettres publiques à Halle, il devint , à l'âge et des poésies , la plupart en latin. de 24 ans, professeur d'histoire à HADRIEN. Vori ADRIEN.

Helmstadt, et il fut ensuite conseiller, HAFFENREFFER ( Mathias ), sa- historiographe, et bibliothécaire du vant théologien allemand, né dans la roi de la Grande-Bretagne à Hanovre. Wirtemberg en 1560, fut professeur 1l mourut en 1729, 37 ans. Nous de théologie à Tubinge, et chancelier avons de lui jo les quatre premiers de l'université. Il mourut en 1619. On volumes d'une Histoire de l'Empire; 20 a de lui des Commentaires sur Nahum Collectio monumentorum veterum et et sur Habacuc, des Lieux théologiques, recentium ineditorum, 2vol. in-8°, etc. et d'autres ouvrages de critique et de HAILLAN (BERNARD DE GIRARD, théologie.

seigneur du ), natif de Bordeaux, d'une HAGEDORN, poète allemand, dont famille noble, après avoir fait quelque on a des fables et des contes, qu'il a figure dans le monde littéraire comme imités de La Fontaine, et dont les Alle- poète et comme traducteur, s'appliqua mands font grand cas.

à l'histoire avec tant de succès, que HAGENBAHC (PIÈRRE DE), gou- Charles IX le fit historiographe de verneur de Ferette pour le duc de France en 1571. Son Histoire de Pourgogne, s'y comporta si tyranni. France s'étend depuis Pharamond jusquement, que les peuples se révoltès qu'à la mort de Charles VII. L'édition rent, et lui firent trancher la tête le 9 la plus complète de cette histoire est inai 1476, après lui avoir fait son pro- celle de 1627, en

2 vol. in-fol. cès. Le duc de Bourgogne, pour le ven- C'est le premier corps d'Histoire de ger, entreprit une guerre malheureuse, France composé en français. Henri III, dans laquelle il périt.

pour récompenser du Haillan, l'hoHAGUENBOT (Jean). Voy. Cor- nora de quelques gratifications et de

la charge de généalogiste de l'ordre du HAGUENIER (JEAN), poète français, Saint-Esprit. Il avait promis de continatif de Bourgogne, dont on a plusieurs nuer son histoire jusqu'au règne de jolies chansons. Il mourut en 1738, Henri IV, mais il n'en fit rien , et à 60 ans.

mourut à Paris le 23 novembre 1610, HAGUENOȚ (Henri), médecin de à 76 ans. Il avait été calviniste ; il se Montpellier , mort en 1776, a trouvé fit catholique lorsqu'il fréquenta la cour. par le raisonnement contre l'expé- Outre son bistoire de France, on a de rience qu'il y avait du danger d'inhu- lui un livre estimé de l'Etat et succès mer dans les églises , et a publié un des affaires de France, 1613, in-80; un Mémoire à ce sujet en 1748. Il a poëme intitulé Le tombeau du roi aussi donné Tractatus de morbis ex- très - chrétien Henri II, in-80; L'uternis capilis, 1750 , in-12. Il a pu en nion des princes, poëme, in-8°; Reparler plus pertinemment que des in- gun gallorum icones versibus ex

pressæ, in-4°; Histoire des ducs d'AnHAHN (Simor-FRÉDÉRIC), fit dès son

jou ,

1580 , in-80. Ses ouvrages sont enfance des progrès si considérables plus judicieux et plus méthodiques que qu'on peut le mettre au nombre des

la plupart des écrits composés en fransavans précoces. A l'âge de 10 ans il çais avant lui. Il fut extrêmement criétait fort avance dans les humanités, tiqué, et traita scs censeurs avec hauct savait déjà plusieurs langues vivantes. teur et avec mépris. Oưatre ans après il prononça sur l'o- HAINES (JOSEPH), comédien anglais, rigine du cloitre de Bergen, où il était qui a plus réussi à faire rire en jouant né, une harangue qui fut imprimée les pièces des autres que par celles avec quelques autres pièces , et il pu- qu'il a composées. Il est mort le 4 avril blia en 1708 la continuation de la chro

1701. nique de Bergen, par Meibomius. Il fit HAKEVILLE (GEORGES), théologien imprimer en 17 deux Dissertations, anglais, chapelain du roi, mort en l'une sur Henri l'Oiseleur, et l'autre 1649, a publié en anglais le Pouvoir siir le royaume d'Arles, qui lui firent de la Providence divine sur le gou

NARIUS.

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ternes.

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vernement du monde, 1635, in-fol. naquit à Alderny dans le comté de Son frère Jean, qui était puritain , est Glocester le 1er novembre 1609. Ouiauteur d'un livre anglais intitulé tre sa capacité dans le droit, ii était Liberté des sujets contre le prétendu habile philosophe et savant théologien. pouvoir de les imposer arbitrairement, Il se conduisit avec tant d'équité et de 1641, in-4o.

sagesse durant les guerres civiles d'AnHAKLUYT (RICHARD), né en 1553, gleterre, qu'il s'acquit l'estime des deux entra dans l'ordre ecclésiastique, de- partis. Il fut fait baron de l'échiquier vint prébendier de Bristol en 1585, et chevalier, et mourut en 1676, à 67 et de Westminster en 1605. Il nourut ans. Ses principaux ouvrages sont 1° le 23 novembre 1616, et fut enterré à Première origine des hommes, 1677,inWestminster. La seconde édition de fol.; 2o Contemplations morales et théola collection de ses voyages a trois vol. logiques, in-80, 1677 ct 1679; 3Diliin-fol., 1598, 1599 et 1600. Il a traduit

ciles nuga , in-8°, ou Observationssur en anglais les Découvertes des Por- les expériences de Toricelli ; 4° Essai tugais jusqu'en 1555, par Galvan, por- sur la gravitation des corps fluides , tugais, Londres, 1601, in-4°; la Des- 1674; 50 Observations sur les principes cription de la Virginie, 1609, in-4o. des mouvemens naturels, et surtout de

ĦALBAUER (FRÉDÉRIC),savant théo- la raréfaction et de la condensation, logien luthérien, né à Alstadt en Thu- 1677; 6o La Vie et la Mort de Pomporinge l'an 1692 , devint' professeur nius Atticus, écrite par Cornéliusen éloquence et en poésie en 1913, Nepos, avec des réflexions politi pais professeur en théologie dans la ques et morales ; 7° Plaidoyers de la mêine académie en 1738. Il mourut en couronne, 1685; 8° L'histoire des or1750. On a de lui jó Lutherus poli- donnances royales , 1668 , in-fol., ete. lioris litteraturæ cultoret æstimator;20 Tous ces ou vrages sont justement esEcclesia lutherana elegantioris litte- timés. M. Burnct, évêque de Salisraturæ patrona; 3o Commentationes bury, a écrit sa Vie. philologicæ in quædam loca Veteris HALES (Jean), fut professeur en grec Testamenti , in quibus de rectá juve- à Oxford en 1612. Six ans après il acnum educatione statui potest ; 4° un compagna l'ambassadeur de Jacques ler grand nombre de Dissertations académi- en Hollande durant la tenue du syques, des Lettres, des Recueils , de nou- node de Dordrecht, dont il donne la velles éditions d'auteurs célèbres, etc. relation ns ses lettres. Hales était

HALDE.(JEAN-BAPTIȘTE DU), cé- calviniste dans sa jeunesse ; mais ayant lèbre jésuite, né à Paris le 1er fé- entendu Episcopius, il renonça à la docvrier 1674 , fut secrétaire du père trine de Calvin. Il devint ensuite chaTellier, et ensuite directeur de la noine de Windsor ; mais son attachécongrégation des artisans. Il mourut ment à son princel'obligea d'y renoncer, à Paris dans la maison professe des durant les troubles d'Angleterre. Après jésuites, où il demeurait depuis 1708, avoir vendu à vil prix sa magnifique le 18 août 1743. Ses principaux ou- bibliothèque, il mourut dans une exvrages sont 1° Description de la Chine trême inisère le 19 mai 1656, à 72 ans. et de la Tartarie chinoise , 1735, 4 On a de lui en anglais un Traité du vol. in - fol. , réimprimée à Amsterdam, schisme, qu'il composa a la prière et à 1736, 4 vol. in-4° ; l'atlas se relie sé- l'usage de Chillingworth son ami; des parément ; il y en a une traduction Sermons, des Lettres, des Opuscules anglaise abrégée, Londres, 1739,4 vol. théologiques, 1716, in-12, et l'autres in-30 : cet ouvrage est curieux et inté- ouvrages estimés, dans lesquels il fait ressant; 2° Lettres édifiantes depuis le paraitre un esprit de paix et de conneuvième recueil inclusivement jus- corde sur les matières de l'église. Voy. qu'au vingt-sixièine; il y en a trente- ALES. quatre ; 30 des harangues et des poésies HALI, gendre de Selim II, et génélatines, imprimécs in-4°, à mesure ral de la flotte des Turcs en 1570 et qu'elles ont paru.

1571, combattit la flotte vénitienne et HALE (MATHIEU), savant écrivain espagnole dans le golfe de Lépante. Sa anglais , lord, chef de justice du banc mort donna la victoire aux chrétiens. du roi, sous le règne de Charles ll, D. Jean d'Autriche fit prisonniers les

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deux fils d'Hali; l'un d'eux mourut à mons, des Commentaires sur la Bible,
Roine, l'autre fut renvoyé à sa mère, en anglais, des Méditations et d'au
qui avait fait de magnifiques présens tres ouvrages, réunis en un vol. in-fol.,
pour obtenir sa libertě.

Londres, 1662, dont le style lui a
HALL ( JEAN), poète anglais, né

mérité le nom de Sénèque d’Angledans le mois d'août 1627, mort le jer

terre. Plusieurs des écrits de ce prélat août 1556, fut élevé dans le collége de

ont été traduits en français par Jacques Saint-Jean à Cambridge, et a passé mot, entre autres ses Lettres, Genève, la plus grande partie de sa vie à Dur

1627, in-12. ham sa patrie. Il a traduit en anglais HALLÉ OU HALLEY,Hallæus (PuerLongin, 1652, in-80 ; Hiéroclès sur

RE), né à Bayeux le 8 septembre 1611, Pythagere, 4657, in-80. Il est auteur fut nommé professeur de rhétorique et de poésies anglaises en 2 volumes. recteur de l'université de Caen. M. Se

HALL BEIGH, premier drogman guierlainena à Paris. Hallé devint régent ou interprète du Grand-Seigneur au de rhétorique au collège d'Harcourt, The storie, était né chrétien en Polo- puis lecteur en grec au collége royal, gne, et se nommait Albert Bobowski; et enfin professeur en droit canon.

D dant été pris fort jeune par les Tar- mourut le 27 décembre 1689, à 78 ans.

245, il fut vendu aux Turcs, qui l'é- On a de lui un Recueil de poésies et de ikverent dans leur religion au sérail. Il harangues latines, 1655, in-8°, qui savait un très-grand nombre de langues ;

sont estimées, et plusieurs ouvrages de l'on croit que c'est lui qui fournit à droit. Paul hicant des mémoires pour son HALLÉ ou HALLEY (Antoine ), fut livie jo titulé L'élut présent de l'em- professeur d'éloquence dans l'univerpire an ioman. Il fut en grande relation

sité de Caen, et l'un des plus excellens avec les Anglais, et traduisit en turc la poètes latins de son siècle. Il mourut bible et le catéchisme de l'église an- à Paris le 3 juin 1575, à 83 ans. On a klicane; il coniposa une grammaire et

de lui plusieurs pièces de poésie, in-8°, un dictionnaire turcs, et d'autres ou- et quelques Traités sur la grammaire vrages dont la plupart sont restés ma- latine. nuscrits. Il avait dessein de rentrer

HALLÉ ( CLAUDE Guy ), habile dans la religion chrétienne, mais il inourut auparavant vers 1695. Son peintre, naquit à Paris en 1551, et fut principal ouvrage est un Traité de la

élève de Daniel Hallé son père, qui était liturgie des Turcs , de leur pélerinage

bon peintre. Il devint directeur de l'a

cadémie de peinture, se fit estimer par à la Mecque, de leur circoncision et de la manière dont ils visitent les ma

ses talens, et mourut à Paris en 1736. lades. Thomas Smith publia ce traité

Ses compositions sont riches, ses têtes en latin dans les Appendix de la Cos

gracieuses, son dessin correct, son comographie d'Abraham Peritsol, à Ox

loris agréable. On voit de ses tableaux ford, en 1691, in-40.

à Paris, à Notre-Dame, à Saint-An

dré, etc. On a gravé d'après lui. HALL (JOSEPH ), néà Ashby dans le comté de Leicester le jer juillet 1574,

HALLE (Noel), fils et petit-fils de fut successivement professeur de rhé- peintres habiles , naquit le 2 septemtorique, doyen de Worcester, puis bre 1711. Après avoir visité l'Italic, il evêque d'E

ster et enfin évêque de fut agréé de l'académie en 1747, et Norwich. Il voyagea en France et en reçu académicien en 1755. Son mélluilande, et souffrit beaucoup pendant rite le fit parvenir à tous les grades de les guerres civiles à cause de son at- l'académie, et lui fit donner , en 1771, tarbement all roi. Il fut emprisonné et la place de surintendant des tapisseries dépouillé plusieurs fois de ses biens. Il de la couronne. En 1795 il fut choisi est mort en 1656. On a de lui un Traité pour aller mettre la réforme dans l'acacontre les voyages, un livre ingénieux démie de France qui est à Rome; son sur les mours ou caractère des diffé- succès lui valut le cordon de Saintrentes nations, intitulé Mundus al- Michel à son retour en 1777. Le pla

et idem, Utrecht, 1543, in-12; fond de la chapelle des fonts de Saintdes Traités de consolation, des Ser- Sulpice est de lui, ainsi

que

le tableau

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