Études sur la littérature contemporaine, Volume 8

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Page 86 - Que si quelqu'un, après avoir reconnu publiquement ces mêmes dogmes, se conduit comme ne les croyant pas, qu'il soit puni de mort ; il a commis le plus grand des crimes : il a menti devant les lois.
Page 68 - J'entre en une humeur noire, en un chagrin profond, Quand je vois vivre entre eux les hommes comme ils font. Je ne trouve partout que lâche flatterie, Qu'injustice, intérêt, trahison, fourberie ; Je n'y puis plus tenir, j'enrage ; et mon dessein Est de rompre en visière à tout le genre humain.
Page 64 - Ce sont vingt mille francs qu'il m'en pourra coûter; Mais pour vingt mille francs j'aurai droit de pester Contre l'iniquité de la nature humaine , Et de nourrir pour elle une immortelle haine.
Page 34 - ... par elle-même, il l'abandonna pour Versailles, le plus triste et le plus ingrat de tous les lieux, sans vue, sans bois; sans eau, sans terre, parce que tout y est sable mouvant ou marécage, sans air, par conséquent qui ne peut être bon.
Page 151 - Depuis bien des années le Dieu immanent m'a été plus actuel que le Dieu transcendant, la religion de Jacob m'a été plus étrangère que celle de Kant ou même de Spinoza. Toute la dramaturgie sémitique m'est apparue comme une œuvre d'imagination. Les documents apostoliques ont changé de valeur et de sens à mes yeux. La croyance et la vérité se sont distinguées avec une netteté croissante. La psychologie religieuse est devenue un simple phénomène et a perdu la valeur fixe et nouménale....
Page 158 - C'est l'état dominical, peut-être l'état d'outre-tombe de l'âme. C'est • le bonheur, tel que l'entendent les Orientaux, la félicité des anachorètes, qui ne luttent plus, qui ne veulent plus, qui adorent et jouissent. On ne sait avec quels mots rendre cette situation morale, car nos langues ne connaissent que les vibrations particulières et localisées de la vie, elles sont impropres à exprimer cette concentration immobile, cette quiétude divine, cet état de l'océan au repos, qui reflète...
Page 87 - Une nation n'est pas illustrée • pour avoir abattu des tyrans ou enchaîné »des peuples. Ce fut le sort des Romains et »de quelques autres nations : notre destinée «beaucoup plus sublime est de fonder sur la » terre l'empire de la sagesse, de la justice et »de la vertu.
Page 69 - Je suis donc bien coupable, Alceste, à votre compte? ALCESTE. Allez, vous devriez mourir de pure honte; Une telle action ne saurait s'excuser, Et tout homme d'honneur s'en doit scandaliser.
Page 35 - La recoupe y brûle les pieds, mais sans cette re • coupe on y enfoncerait ici dans les sables , et là dans la plus noire fange. La violence qui ya été faite partout à la nature repousse et dégoûte malgré soi. L'abondance des eaux forcées et ramassées de toutes parts les rend vertes , épaisses , bourbeuses ; elles répandent une humi • dite malsaine et sensible , une odeur qui l'est encore plus.
Page 190 - Sachons voir les choses comme elles sont : la morale, la vraie, la bonne, l'ancienne, l'impérative, a besoin de l'absolu; elle aspire à la transcendance ; elle ne trouve son point d'appui qu'en Dieu... ' La conscience est comme le cœur : il lui faut un au-delà. Le devoir n'est rien, s'il n'est sublime; et la vie devient chose frivole si elle n'implique des relations éternelles (1).

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