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Les destinées ultérieures du droit romain, sous le point de vue littéraire, en Allemagne et dans les autres pays de l'Europe, jusqu'à nos jours, quelque intéressantes qu'elles soient d'ailleurs, n'appartiennent pas au cours d'Institutes, mais à d'autres cours. Conséquemment, on ne trouvera ici que quelques indications bibliographiques très-générales sur la forme et la disposition de notre Corpus juris civilis, qui peuvent être convenablement placées dans le cours d’Institutes.

I. Sous le rapport législatif, les trois recueils de Justinien, les Institutes, les Pandectes et le Code avec ses annexes naturelles, les Novelles, fornient incontestablement un tout. Les glossateurs les considéraient déjà ainsi, et partageaient toute la masse en cinq volumes, volumina, distingués par des couleurs particulières, et dont chacun avait son nom spécial..

Les trois premiers volumes se rapportaient aux Pandectes et s'appelaient Digestum vetus, Infortiatum et Digestum novum.

Le Digestum vetus comprenait le commencement des Pandectes jusqu'au livre XXIV, titre 2, inclusivement.

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PARTIE, S 37. La seconde partie, sous le nom d'Infortiatum, allait jusqu'au livre XXXVIII inclusivement; et même la fin, à partir des mots tres partes, au milieu du fr. 82, D., XXXV, 2, formait une section séparée, qui n'a été réunie que plus tard à cette seconde partie.

Enfin la dernière partie, sous le nom de Digestum novum, s'étendait jusqu'à la fin des Pandectes.

On a beaucoup discuté sur la dénomination et le but de cette division, surtout sur le nom d'Infortiatum. Très-probablement ces particularités tiennent à ce que les diverses parties des Pandectes ont été découvertes peu à peu et par fractions.

Le quatrième volume, désigné spécialement par le nom de Codex repetitre præelectionis, contient le Code, mais seulement les neuf premiers livres, ce qui vient, soit de ce qu'on ne connaissait d'abord que ceux-ci, et qu'on ne retrouva les autres que plus tard, soit de ce qu'on considérait ces derniers comme moins importants pour le droit privé.

Le cinquième volume, appelé Volumen tout court, à cause de la variété de son contenu, et aussi Volumen parvum, embrassait tout le reste, savoir, indépendamment de quelques additions étrangères qui seront mentionnées tout à l'heure, les Institutes, le liber authenticorum, c'est-à-dire les Novelles, et les tres libri, c'est-à-dire les trois derniers livres du Code. .

Celle division en cinq volumina se retrouve encore dans les plus anciennes éditions. Cependant on suivit plus tard un autre arrangement, d'après lequel les livres de Justinien se suivent dans cet ordre : les Institutes, les Pandectes, le Code et les Novelles.

Le nom de Corpus juris civilis , qui était déjà employé quelquefois comme titre collectif pour désigner l'ensemble des recueils de Justinien, surtout par opposition au Corpus juris canonici, devint de plus en plus général et usuel, après que Denis Godefroi l'eut mis en tête de sa seconde édition des recueils de Justinien, en 1604. ,

Du reste, on commenca de très-bonne heure à ajouter aux livres de Justinien plusieurs appendices, la plupart fort bélérogènes, qui se trouvent aussi dans presque toutes les éditions du Corpus juris. Ce sont :

Treize édits de Justinien, qui appartiennent, à proprement parler, aux Novelles de cet empereur, mais qui, d'après leur objet, offrent un intérêt moins néral, parce qu'ils sont, pour la plupart, d'une nature spéciale, étant bornés au ressort d'une province ou d'une ville;

Cinq constitutions de l'empereur Justin le jeune;

Plusieurs constitutions de l'empereur Tibère le jeune;

Une série d'autres constitutions de Justinien, Justin et Tibère;

Cent treize Novelles de l'empereur Léon;
Une constitution de l'empereur Zénon;

Une suite de constitutions de divers empereurs, sous le titre commun de Imperatorice constitutiones;

Canones sanctorum et venerandorum apostolorum ;

Libri feudorum;
Quelques constitutions de l'empereur Frédéric II;

Deux ordonnances de l'empereur Henri VII, appelées extravagantes;

Liber de pace Constantiæ.

Quelques éditions du Corpus juris contiennent encore quelques autres appendices; par exemple, les fragments des XII tables, de l'édit prétorien, etc.

Les nombreuses éditions du Corpus juris civilis se divisent en celles qui contiennent les gloses , éditions glosées, et celles où les gloses ne sont pas reproduites, éditions non glosées.

Parmi les éditions glosées, celles qui méritent d'être signalées comme les plus importantes sont les suivantes :

1. Lugduni apud Sennetonios fratres. 1549 et 1550, 5 vol. in-folio

2. Cura Antonii Contii. Paris, 1576, 5 vol. in-folio.

3. Cura Pet. ab Area Baudoza Cestii. Lyon, 1593, 4 vol. in-4°.

4. Cura Jo. Fehii. Lyon, 1627, 6 vol. in-folio.

Entre les éditions non glosées, il faut citer, comme les plus importantes :

1. Cura Ludov. Russardi. Lyon, 1561, 2 vol. in-folio; reimprimée encore, Anvers, 1567, et ibid., 1570, 7 vol. in-8°.

2. Cura Ant. Contii. Lyon, 1571, et ibid., 1581, 15 vol. in-12.

3. Cura Lud. Charondas. Anvers, 1575, in-folio. 4. Cum notis Dionys. Gothofredi. Edit. princeps. Lyon, 1583, in-4°. Entre les réimpressions nombreuses publiées par ses soins ou par ceux d'autres éditeurs, celle donnée cura Sim. van Leeurven, apud Elzevirios, Amsterdam, 1663, in-folio, passe pour la meilleure.

5. Ex recens. Georg. Chr. Gebaueri, cura Georg. Aug. Spangenbergi. Goettingue, 1776 1797, 2 vol. in-.

6. L'édition commencée avec beaucoup de soin, de critique et d'élégance, par Schrader, mais dont il n'a paru encore que les Institutes.

II. Considérons maintenant les différents livres de Justinien, quant à leur destinée littéraire, en suivant l'ordre dans lequel ils sont habituellement rangés :

A. On a conservé des Institutes un nombre considérable de manuscrits. Cependant aucun de ceux qui sont complets ne paraît remonter au delà du dixième siècle.

Parmi les éditions séparées des Institutes, les suivantes méritent d'être citées :

1. L'editio princeps. Mayence, 1468, in-folio.

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