Page images
PDF
EPUB

Pugnare Thracum est ; tollite barbarum

Morem. Autre imitation d’Anacréon : « Je déteste les querelles excitées « par le vin dans les festins destinés à la joie (ode xlii); et n'imi« tons point, par de bruyantes orgies et par des cris confus, les

Scythes au milieu de leurs repas (ode Lvii).»

«

ODE XXXIII.

Insignem tenui fronte Lycorida
Cyri torret amor; Cyrus in asperam

Declinat Pholoen , etc. Ces vers paraissent imités de la sixième élégie de Moschus. « Pan u aimait Écho, sa voisine; Écho soupirait pour un jeune Satyre; ce

Satyre brûlait d'amour pour Lydas.»

[ocr errors]

ODE XXXVII.

Nunc est bibendum. Une ode d’Alcée commençait ainsi : « C'est maintenant qu'il faut « boire sans mesure, puisque Myrsile n'est plus. »

[ocr errors]

ODE IV.

Solvitur acris hiems.
Rousseau a imité le commencement de cette ode.

L'hiver, qui si long-temps a fait blanchir nos plaines,
N'enchaîne plus le cours des paisibles ruisseaux ;
Et les jeunes zephyrs de leurs chaudes haleines

Ont fondu l'écorce des eaux.

Les troupeaux ont quitté leurs cabanes rustiques,
Le laboureur commence à lever ses guérets ;
Les arbres vont bientôt de leurs têtes antiques

Ombrager les vertes forêts.

De leurs douces chansons, instruits

par

la nature,
Mille tendres oiseaux font résonner les airs ;
Et les nymphes des bois, dépouillant leur ceinture,
Dansent au bruit de leurs concerts.

( Ode vi, liv. III.)

ODE V.

Heu ! quoties fidem. Mais qu'il connaît peu quel orage Suivra ce calme suborneur ! Qu'il va regretter le rivage ! Que je plains le triste naufrage Que lui prépare son bonheur! Quand les vents, maintenant paisibles, Enfleront la mer en courroux, Quand pour lui les Dieux inflexibles Changeront en des nuits horribles Des jours qu'il a trouvés si doux !

Insensé qui sur tes promesses
Croit pouvoir fonder son appui!

( Ode xv,

liv. II.)

ODE VII.

Teucer Salamina patremque. Par elle bravant la puissance De son implacable démon, Le vaillant fils de Télamon, Banni des lieux de sa naissance, Au fort de ses calamités, Rendit le calme et l'espérance A ses compagnons rebutés. Amis, la volage fortune Na, dit-il, nuls droits sur mon cour. Je prétends, malgré sa rigueur, Fixer votre course importune. Passons ce jour dans les festins : Demain les zephyrs et Neptune Ordonneront de nos destins.

( Ode mi, liv. III.)

ODE VIII.

Lydia , dic, per omnes.
Quel charme, beauté dangereuse,

[merged small][ocr errors][ocr errors][merged small][merged small]

Natis in usum.
Ordonnez le festin, apportez-moi ma lyre.
Célébrons entre nous un jour si glorieux ;
Mais, parmi les transports d'un aimable délire,
Éloignons loin d'ici les bruits séditieux

Qu'une aveugle vapeur attire.

Laissons les Scythes inhumains
Mêler dans leurs banquets le meurtre et le carnage :

Les dards du centaure sauvage
Ne doivent point souiller nos innocentes mains.

(Cantate ix.)

LIVRE II.

ODE I.

1

Pollion fut un des plus illustres contemporains d'Horace; il fut l'anni de César, puis d'Antoine, et contribua au succès de plusieurs batailles et de plusieurs négociations. Il parvint au consulat et fut honoré du triomphe. Quand Auguste eut soumis l’empire, Pollion se déclara le prix du vainqueur, se retira à Rome, y établit le premier une bibliothèque publique, composa des tragédies, et écrivit l'histoire des

guerres

civiles.

L'objet de cette ode est de l'engager à continuer cette histoire.

Pollion joignait à tous ces titres de gloire celui d'ami de Virgile. Il avait fait rendre à ce poëte les biens qu'un centurion avait envahis, et le poëte lui en a témoigné sa reconnaissance dans ses ouvrages.

Il ne faut pas, comme quelques auteurs, le confondre avec un Védius Pollion , affranchi d'Auguste, qui n'est célèbre que par sa férocité, et qui un jour, ayant l'empereur à souper chez lui, fit jeter dans un étang, malgré les prières d'Auguste, un esclave qui avait cassé un vase de cristal.

Auguste indigné cassa lui-même tous les autres vases, et les fit jeter dans l'étang. Il eût mieux fait sans doute, dit un écrivain, de sauver l'esclave, et de ne rien casser.

ODE II.

Vers 7. Les frères de Proculéius ayant eu leurs biens confisqués pendant les guerres civiles, Proculéius partagea les siens avec eux. Il était chevalier romain, et beau-frère de Mécène.

ODE VI.

V. 16. Il y a dans le latin, à Cadix.
V. 16. Vénafre,

ville et

pays

de la Campanie.

ODE VII.

V. 7. Horace servit comme tribun d'une légion, dans le parti de Brutus, jusqu'à la bataille de Philippes.

ODE X.

Le Licinus à qui cette ode est adressée était un des frères de ce Proculéius dont nous avons parlé (ode 11, vers 7). Il profita peu des

sages conseils d'Horace; car, après avoir passé sa vie dans · les guerres civiles, après être rentré en grace auprès d'Auguste, il conspira contre lui, et fut mis à mort.

ODE XIII.

1.32. Alcée était de Mitylène dans l'ile de Lesbos.

ODE XIV.

V. 23. On donne aux Danaïdes le nom de Bélides, parcequ'elles étaient petites-filles de Bélus.

ODE XVII.

V. 16. L'événement justifia cette espèce de prédiction. Horace et Mécène moururent dans le même mois.

Mécène, dans son testament, disait à Auguste : Ayez soin d'Ho race comme de moi-même; ce qui a fait croire qu'il était mort le premier. Cependant, si le poëte eût survécu au ministre, quelle apparence qu'il n'eût pas exprimé ses regrets sur la perte d'un tel ami?

ODE XIX.

V. 18. Lycurgue se coupa les jambes en voulant tailler une vigne.

V. 20. Penthée s'était moqué des mystèrés de Bacchus. Ce Dieu rendit furieuses la sæur et la mère de ce roi, et elles le tuèrent.

V. 26. Rhæcus, l'un des Titans.

ODE XX.

Le père Hardouin, dont j'ai parlé plus haut (page 376), ne voit encore dans cette ode qu'une allégorie, et il la met dans la bouche d'un pénitent qui va se faire moine.

IMITATIONS..

ODE IV.

Tradidit fessis ora tolli. C'est la traduction de deux vers du XXIVe livre de l'Iliade. Quand vous l'aurez perdu (Hector), il sera bien plus facile aux * Grecs de vous détruire, »

« PreviousContinue »