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Thracen, ac pede barbaro Lustratam Rhodopen. Ut mihi devio

Rupes et vacuum nemus Mirari libet! O Naïadum potens

Baccharumque valentium Proceras manibus vertere fraxinos!

Nil parvum, aut humili modo, Nil mortale loquar. Dulce periculum est,

O Lenæe! sequi Deum Cingentem viridi tempora pampino.

ODE XXVI.

AD VENEREM.

Vıxı puellis nuper idoneus,
Et militavi non sine gloriâ:
Nunc arma, defunctumque bello

Barbiton, hic paries habebit,

Lævum marinæ qui Veneris latus
Custodit. Hic, hîc ponite lucida
Funalia, et vectes et arcus

Oppositis foribus minaces.
O quæ beatam, Diva, tenes Cyprum, et
Memphim carentem Sithoniâ nive,
Regina, sublimi flagello

Tange Chloen semel arrogantem.

Et l'Hémus couronné de glace,
Par les barbares habité.

Dieu de la Bacchante indomptable,
Par qui, dans ses transports fougueux,
Elle peut d'un bras redoutable
Arracher les pins orgueilleux,
Viens, je te suis, rien ne m'étonne.
O toi, dont le front se couronne
De lauriers et de pampres verts,
Aucun péril ne m'épouvante,
Bacchus, le héros que je chante
Est immortel comme mes vers.

ODE XXVI.

A VÉNUS.

J'ai vécu pour l'amour durant mes premiers ans, ,
Et j'ai, sous ses drapeaux, combattu non sans gloire :
Au temple de Cypris aujourd'hui je suspends
Ma lyre, qui n'a plus à chanter de victoire.

Venez, venez aussi déposer ces flambeaux,
Ces haches, ces leviers, dont ma main fut armée,
Lorsque, épris d'une belle avec soin renfermée,
A sa porte, la nuit, je livrais des assauts.

Vénus, toi qui chéris et Paphos et Cythère,
Et les rives du Nil, ce séjour du printemps,
Viens venger mes douleurs, que

tes traits perçans Atteignent une fois cette Chloé si fière.

et

ODE XXVII.

AD GALATEAM.

Impios parræ recinentis omen
Ducat, et prægnans canis, aut ab agro
Rava decurrens lupa Lanuvino,

Fetaque vulpes;

Rumpat et serpens iter institutum,
Si per obliquum similis sagittæ
Terruit mannos. Ego cui timebo
Providus

auspex,

Antequam stantes repetat paludes
Imbrium divina avis imminentum,
Oscinem corvum prece suscitabo

Solis ab ortu.

Sis licet felix ubicumque mavis,
Et memor nostri, Galatea, vivas;

ODE XXVII.

A GALATÉE.

Qur

UE toujours un noir présage Accompagne le méchant; Qu'un hibou sur son passage Fasse ouïr son triste chant. Qu'il rencontre sur sa route Ces animaux qu'on redoute; Et qu’un venimeux lézard, Frappant comme un trait rapide Les coursiers que sa main guide, Fasse reculer son char.

Mais ma tendresse inquiète,
Loin d'un objet qui m'est cher,
Pour conjurer la tempête
Invoquera Jupiter.
Je demande au ciel propice
Qu'un oiseau d'heureux auspice
Du levant parte à nos yeux;
Et
que

le corbeau sauvage, Noir précurseur de l'orage, Rentre en ses marais fangeux.

Vous partez, ô Galatée,
Voyagez sans in'oublier:
Ne

soyez point arrêtée
Par le sinistre épervier;
Fixez par-tout sur vos traces

Teque nec lævus vetet ire picus,

Nec

vaga cornix.

Sed vides quanto trepidet tumultu
Pronus Orion? Ego quid sit ater
Adriæ novi sinus, et quid albus

Peccet lapyx.

Hostium uxores puerique cæcos Sentiant motus orientis Austri, et Æquoris nigri fremitum, et trementes

Verbere ripas.

Sic et Europe niveum doloso
Credidit tauro latus, et scatentem
Belluis pontum mediasque fraudes

Palluit audax.

Nuper in pratis studiosa florum, et
Debitæ Nymphis opifex coronæ,
Nocte sublustri nihil astra præter

Vidit et undas.

Quæ simul centum tetigit potentem Oppidis Creten, « Pater, ô relictum

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