Page images
PDF
EPUB

Tu lene tormentum ingenio admoves
Plerumque duro: tu sapientium
Curas et arcanum jocoso

Consilium retegis Lyæo:

Tu spem reducis mentibus anxis
Viresque, et addis cornua pauperi,
Post te neque iratos trementi

Regum apices neque militum arma.

Te Liber, et, si læta aderit, Venus,
Segnesque nodum solvere Gratiæ,
Vivæque producent lucerna,

Dum rediens fugat astra Phoebus.

ODE XXII.

IN DIANAM.

Montiu

TIUM custos nemorumque, Virgo, Quæ laborantes utero puellas Ter vocata audis, adimisque leto,

Diva triformis,

Par une douce violence,
De nos sages les plus discrets
Ton nectar met en évidence
Les
graves

soins et les secrets.
Par toi l'espérance ranime
L'homme que le malheur opprime,
Et lui fait défier le sort;
Par toi, retrouvant son courage,
Le pauvre, au sein de l'esclavage,
Brave les tyrans et la mort.

1

Que, rivaux du fils de Latone,
Cent flambeaux nous rendent le jour;
Accourez, amant d'Érigone,
Avec les trois seurs de l'Amour,
Pendant cette nuit tutélaire.
Venez, Déesse de Cythere,
Prolonger cet heureux festin;
Et qu'on nous y retrouve encore
Au moment où la jeune Aurore
Lancera les feux du matin.

ODE XXII.

A DIANE.

Triple Diane, ô Déesse des bois,
Tu sauves du trépas la beauté qui trois fois
T'implore en ses douleurs sous le nom de Lucine:
J'ose te consacrer cet arbre qui s'incline

Sur mes rustiques toits.

Imminens villæ tua pinus esto,
Quam per

exactos

ego

lætus annos Verris obliquum meditantis ictum

Sanguine donem.

ODE XXIII.

AD PHIDYLEN.

Coelo supinas si tuleris manus,
Nascente Lunâ, rustica Phidyle;
Si thure placâris et horna

Fruge Lares, avidâque porcâ: Nec pestilentem sentiet Africum Fecunda vitis, nec sterilem seges Rubiginem, aut dulces alumni Pomifero

grave tempus anno. Nam quæ nivali pascitur Algido Devota quercus inter et ilices, Aut crescit Albanis in herbis

Victima, pontificum secures Cervice tinget: te nibil attinet Tentare multâ cæde bidentium Parvos coronantem marino

Rore Deos fragilique myrto. Immunis aram si tetigit manus, Non sumptuosâ blandior hostiâ Mollibit aversos Penates

Farre pio et saliente micâ.

En signe de réjouissance, J'y viendrai tous les ans offrir un sanglier, Qui, tout près de tomber sous le tranchant acier,

Du coin de l'eil médite sa défense.

ODE XXIII.

A PHIDYLÉ.

[ocr errors]

Piev

IEUSE habitante des champs, ,
Alors que de l'hébé l'éclat se renouvelle,

Lève au ciel des bras supplians;
Que tes Dieux Lares, pour présens,
Reçoivent de ta main fidèle

Les fruits de l'année, et l'encens,
Et l'avide animal que tu nourris de glands;

Des autans la funeste haleine

Respectera tes arbrisseaux,
L'été viendra mûrir tes épis dans la plaine,
Et tu verras l'automne épargner tes troupeaux.

[ocr errors]

Que les prêtres des Dieux sous les sacrés couteaux
Fassent tomber les superbes génisses

Qu'Albe nourrit sur ses coteaux;
Le ciel n'exige point le sang de tes agneaux,
Et ce n'est point à toi de te rendre propices,

Par ces onéreux sacrifices,
Tes petits Dieux couronnés de rameaux.
Embrasse les autels avec des mains pieuses;
Et sur l'orge sacré, fais petiller le sel :
Ces présens fléchiront la colère du ciel
Mieux que des offrandes pompeuses.

ODE XXIV.

IN AVAROS.

Intactis opulentior Thesauris Arabum et divitis Indiæ,

Cæmentis licet occupes Thyrrhenum omne tuis et mare Apulicum;

Si figit adamantinos Summis verticibus dira Necessitas

Clavos, non animum metu, Non mortis laqueis expedies caput.

Campestres melius Scythæ, Quorum plaustra vagas rite trahunt domos,

Vivunt, et rigidi Getz, Immetata quibus jugera liberas

Fruges et Cererem ferunt, Nec cultura placet longior annuâ,

Defunctumque laboribus Æquali recreat sorte vicarius.

Illic matre carentibus Privignis mulier temperat innocens;

Nec dotata regit virum Conjux, nec nitido fidit adultero.

Dos est magna parentium
Virtus, et metuens alterius viri

Certo fædere castitas;
Et peccare nefas, aut pretium emori.

« PreviousContinue »