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TRADUITES EN VERS,

AVEC DES ARGUMENS ET DES NOTES, ET REVUES POUR

LE TEXTE SUR XVIII MSS. DE LA BIBLIOTHÉQUE

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1892

A PARIS,
Chez F. SCHOELL, Libraire, rue des Fossés-Montmartre,

n.° 14, passage du Vigan.

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JE

E dois rendre compte à mes lecteurs des nouveaux secours que j'ai eus pour la composition de ce second volume qui paroît, comme je l'avois annoncé dans ma préface, un an après le premier. Ces secours consistent principalement, 1.o dans la collation d'un ancien Ms. d'Horace qui m'a été communiquée par M. Mongez, membre de l'Institut de France; 2o. dans la nouvelle édition d'Horace publiée à Rome, en 1811, par M. C. Féa; 3. dans une autre édition de mon auteur, commencée en 1792 par M. Nitsch, et achevée en 1802

par

M. Haberfeld, La collation du Ms. de M. Mongez, dont on trouvera les résultats dans les Additions, page 607, a été pour moi une preuve nouvelle de la vanité de tant de conjectures de certains philologues; conjectures qui ne sont jamais favorisées par ce Ms. très-ancien. Elle m'a confirmé dans l'opinion de Bentley touchant le mètre de l'Ode 12 du Liv. III et la manière de l'écrire (voyez pages 101 et 337), en ce que cette Ode s'y trouve écrite comme de la prose et sans distinction de vers. Enfin cette communication m'a surtout encouragé dans la continuation de cet ouvrage, en m'assurant de l'intérêt que veut bien y prendre un savant aussi distingué. Je le

prie de recevoir ici le témoignage de ma reconnoissance.

L'Horace de M. Féa m'a été très-utile. L'intention de ce savant a été de donner un texte correct et purgé des fautes qui y existoient encore. Il promet d'entreprendre un travail semblable sur Catulle, Tibulle et Properce, et même, par la suite, sur Vitruve, Virgile et Stace. Dans celui dont il a déjà mis le public en possession, il a cherché à établir l'orthographe d'après les Mss., les inscriptions en marbre, les médailles et les autres monumens; il a donné à la ponctuation une attention toute particulière, a fait un choix parmi les Variantes déjà connues, et a proposé des leçons nouvelles tirées des Mss. qu'il avoit à sa disposition. Il s'est enfin appliqué à éclaircir, par les monumens , les choses qui avoient rapport aux antiquités romaines ou autres,

Dans la critique qui étoit, comme on voit, son objet principal, M. Féa m’a paru porter un très-bon esprit. Il n'est rien moins que favorable aux faiseurs de conjectures inutiles, et traite peut-être trop durement, sous ce point de vue, les Cuningam ,· les Markland, les Wakefield. J'ai souvent profité de ses remarques; je me suis souvent appuyé de son sentiment pour repousser des innovations. M. Féa s'est cependant permis d'introduire dans son texte quelques leçons ou conjectures nouvelles : j'en rends compte dans mes Additions sans les adopter. Je n'ai pas cru non plus devoir rien changer à l'orthographe que j'ai suivie dans mon premier volume, bien que

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