La Lyre nationale: souvenirs poétiques de la révolution de 1830

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1831 - France - 280 pages
 

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Page 21 - L'étendard sanglant est levé. Entendez-vous dans ces campagnes Mugir ces féroces soldats ? Ils viennent jusque dans nos bras Egorger nos fils, nos compagnes ! Aux armes, citoyens ! formez vos bataillons ! Marchons, marchons ! Qu'un sang impur abreuve nos sillons ! Que veut cette horde d'esclaves, De traîtres, de rois conjurés ? Pour qui ces ignobles entraves, Ces fers dès longtemps préparés...
Page 22 - Tremblez, tyrans, et vous, perfides, L'opprobre de tous les partis! Tremblez, vos projets parricides Vont enfin recevoir leur prix. Tout est soldat pour vous combattre ; S'ils tombent, nos jeunes héros, La terre en produit de nouveaux Contre vous tout prêts à se battre!
Page 21 - Entendez-vous dans les campagnes Mugir ces féroces soldats ? Ils viennent jusque dans vos bras Egorger vos fils, vos compagnes ! Aux armes, citoyens ! formez vos bataillons, Marchons ! ... qu'un sang impur abreuve nos sillons.
Page 23 - Sous nos drapeaux, que la victoire Accoure à tes mâles accents! Que tes ennemis expirants Voient ton triomphe et notre gloire!
Page 250 - Paris, si beau dans sa colère, Paris, si plein de majesté Dans ce jour de tempête où le vent populaire Déracina la royauté; Paris, si magnifique avec ses funérailles, Ses débris d'hommes, ses tombeaux, Ses chemins dépavés et ses pans de murailles Troués comme de vieux drapeaux; Paris, cette cité de lauriers toute ceinte, Dont le monde entier est jaloux, Que les peuples émus appellent tous la sainte, Et qu'ils ne nomment qu'à genoux, Paris n'est maintenant qu'une sentine impure...
Page 112 - A retrouvé son cri de gloire : En avant! marchons Contre leurs canons, A travers le fer, le feu des bataillons, Courons à la victoire (bis).
Page 22 - Français, pour nous, ah ! quel outrage ! Quels transports il doit exciter ! C'est nous qu'on ose méditer De rendre à l'antique esclavage ! Aux armes, citoyens ! etc. Quoi ! ces cohortes étrangères Feraient la loi dans nos foyers...
Page 37 - Quand secouerai-je la poussière Qui ternit ses nobles couleurs ? Ce drapeau payait à la France Tout le sang qu'il nous a coûté : Sur le sein de la Liberté Nos fils jouaient avec sa lance. Qu'il prouve encore aux oppresseurs Combien la gloire est roturière. Quand secouerai-je la poussière Qui ternit ses nobles couleurs ? Son aigle est resté dans la poudre, Fatigué de lointains exploits.
Page 38 - Quand secoûrai-je la poussière Qui ternit ses nobles couleurs? Mais il est là près de mes armes ; Un instant osons l'entrevoir. Viens, mon drapeau! viens, mon espoir! C'est à toi d'essuyer mes larmes. D'un guerrier qui verse des pleurs Le ciel entendra la prière : Oui , je secoûrai la poussière Qui ternit tes nobles couleurs.
Page 38 - Quand secoûrai-je la poussière. Qui ternit ses nobles couleurs ? Son aigle est resté dans la poudre, Fatigué de lointains exploits. Rendons-lui le coq des Gaulois ; II sut aussi lancer la foudre. La France, oubliant ses douleurs. Le rebénira, libre et fière. Quand secoûrai-je la poussière ~ Qui ternit ses nobles couleurs ? Las d'errer avec la Victoire, Des lois il deviendra l'appui.

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