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DE L'IMPRIMERIE DE P. DIDOT, L’AINE,

CHEVALIER DE L'ORDRE ROYAL DE SAINT MICHEL,

IMPRIMEUR DU ROI.

DE

BOILEAU DESPRÉAUX,

AVEC UN COMMENTAIRE

PAR M. DE SAINT-SURIN.

ORNÉES DE DOUZE FIGURES D'APRÈS DES DESSINS NOUVEAUX,

TOME TROISIÈME.

OUVRAGES EN PROŠE.:.

B

A PARIS,

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J. J. BLAISE, LIBRAIRE DE S. A. S. MADAME

LA DUCHESSE D'ORLÉANS DOUAIRIÈRE,
QUAJ DES AUGUSTINS, No 61, A LA BIBLE n'on.

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MD CCC XXI.

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AVERTISSEMENT

DU NOUVEL ÉDITEUR.

Voici tous les ouvrages en prose que l'on doit à Despréaux, ou, si l'on veut, tous ceux qui sont parvenus à notre connoissance. Nous les avons distribués suivant l'époque certaine ou présumée de leur composition, lorsque - l'auteur n'en a pas formellement assigné la place d'une autre manière.

Sa Dissertation critique sur Joconde ne laisse aucun doute sur la haute idée qu'il avoit du talent original de La Fontaine, malgré le silence vraiment inexplicable que, dans l'Art Poétique, il affecte de garder sur l'apologue.

Le dialogue intitulé Les Héros de roman, production digne de Lucien, exerça la plus heureuse influence sur l'un des genres les plus accrédités de notre littérature. Ce fut un coup mortel porté au faux goût des Gomberville, des La Calprenède, des Desmarets, des Scudéri. Ce dialogue et la dissertation sur Joconde, premiers essais connus du prosateur, sont les morceaux qu'il a le plus soignés.

a

M. de Monmerqué, qui veut bien nous éclairer de ses conseils, nous a procuré la première édition de l'Arrêt burlesque ; découverte d'autant plus précieuse qu'elle fait connoître les ménagements dont le satirique usa d'abord, pour

réclamer les droits de l'inconnue nommée la Raison. On verra désormais toute la différence qui existe entre cette pièce et celle qu'il osa, pour la première fois, insérer dans ses oeuvres en 1701, c'est-à-dire trente ans après.

Le Remerciement à messieurs de l'académie françoise n'étoit

pas

facile à tourner par un récipiendaire dont les écrits lui avoient aliéné plusieurs d'entre eux, et qui devoit son élection à la protection déclarée de Louis XIV. Cependant il eut l'art, sans se démentir, de satisfaire au tribut d'éloges que lui imposoit l'usage bien plus que la reconnoissance.

Les Réflexions critiques sur quelques passages du rhéteur Longin sont indépendantes du Traité du Sublime. Quoiqu'elles soient postérieures, les unes de vingt ans, les autres de trente-six, à la traduction de ce dernier et bel ouvrage, nous ne les avons point mises à la suite, parceque l'intention expresse et motivée de l'auteur

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