La science du gouvernement: ouvrage de morale, de droit et de politique, qui contient les principes du commandement & de l'obéissance; où l'on réduit toutes les matieres de gouvernement en une corps unique, entier dans chacune de ses parties; & où l'on explique les droits & les devoirs des souverains ceux des sujets, ceux de tous les hommes, en quelque situation qu'ils se trouvent, Volume 4 (Google eBook)

Front Cover
0 Reviews
  

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Contents

Common terms and phrases

Popular passages

Page 729 - ... c'est la même application à observer les divers musiciens. Comment peut-on espérer de bien gouverner les hommes» si on ne les connoît pas ? et comment les connoîtra-t-on , si l'on ne vit jamais avec eux ? Ce n'est pas vivre avec eux que de les voir en public , où l'on ne dit de part et d'autre que des choses indifférentes et préparées avec art : il est question de les voir en particulier , de tirer du fond de leur cœur toutes les ressources secrètes qui j sont , de les tâter de tous...
Page iv - Ouvrage , foi foit ajoutée comme à l'original. COMMANDONS au premier notre Huiffier ou Sergent fur ce requis , de faire pour l'exécution d'icelles , tous aftes requis & néceffaires , fans demander autre permiffion , & nonobftant clameur de Haro , Charte Normande , & Lettres à ce contraires : car tel eft notre plaifir.
Page 729 - ... et méritent de l'être. Dès qu'on ne parle qu'à un petit nombre de gens, on s'engage à recevoir toutes leurs passions et tous leurs préjugés : les bons mêmes ont leurs défauts et leurs préventions.
Page 750 - ... l'aurore le trouve déjà en pleine campagne, d'où il ne se retire qu'avec le Soleil, quels soins! quelle vigilance! quelle servitude! quelle condition vous paraît la plus délicieuse et la plus libre, ou du berger ou des brebis? le troupeau est-il fait pour le berger, ou le berger pour le troupeau? Image naïve...
Page 759 - Avare par goût & prodigue par politique , méprifant les bienféances , incapable de fentiment , confondant l'habileté avec la fineffe, préférant celle-ci à toutes les vertus, & la regardant non comme le moyen , mais comme l'objet principal ; enfin moins habile à prévenir le danger qu'à s'en tirer , né cependant avec de grands talens dans...
Page 752 - Miniftre , fon Général. On le voit , avide & infatiable de gloire , la chercher où elle fe vend à plus haut prix ; faire fes plus chères délices de la fatigue & du péril , former fans relâche...
Page 720 - J'ai cru que le refte des hommes étoit à l'égard des rois, ce que les chevaux & les autres bêtes de charge font à l'égard des hommes ; c'efl-à-dire, des animaux dont on ne fait cas qu'autant qu'ils rendent de fervice & qu'ils donnent de commoditez.
Page 720 - Le roi qui ne peut être roi tout seul, et qui n'est grand que par ses peuples, s'anéantit lui-même peu à peu par l'anéantissement insensible des peuples dont il tire ses richesses et sa puissance.
Page 691 - ... à celle de contrôleur général des finances, à toutes celles des officiers de guerre, tant des troupes de terre qu'officiers de marine et galères, offices de judicature des cours supérieures, qu'autres, à celles de finance, aux charges de...
Page 746 - Toute ma vie il sera peint devant mes yeux ; et, si jamais les dieux me faisaient régner, je n'oublierais point, après un si funeste exemple, qu'un roi n'est digne de commander, et n'est heureux dans sa puissance, qu'autant qu'il la soumet à la raison. Eh ! quel malheur, pour un homme destiné à faire le bonheur public, de n'être le maître de tant d'hommes que pour les rendre malheureux ! LIVRE III.

Bibliographic information