Les aventures de Télémaque, fils dU̓lysse (Google eBook)

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Ivison, Phinney, Blakeman & Company, 1869 - French fiction - 389 pages
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Page 226 - ... une licence pernicieuse dans les troupes; la justice, la police , tout souffre de ce désordre. Un roi qui verse le sang de tant d'hommes, et qui cause tant de malheurs pour acquérir un peu de gloire, ou pour étendre les bornes de son royaume, est indigne de la gloire qu'il cherche, et mérite de perdre ce qu'il possède , pour avoir voulu usurper ce qui ne lui appartient pas.
Page 133 - La fraude, la violence, le parjure, les procès, les guerres ne font jamais entendre leur voix cruelle et empestée dans ce pays chéri des dieux. Jamais le sang humain n'a rougi cette terre ; à peine y voit-on couler celui des agneaux. Quand on parle à ces peuples des batailles sanglantes, des rapides conquêtes, des renversements d'États qu'on voit dans les autres nations, ils ne peuvent assez s'étonner.
Page 80 - On a préparé des jeux publics, où tous les prétendants combattront; car on veut donner pour prix la royauté à celui qu'on jugera vainqueur de tous les autres, et pour l'esprit et pour le corps. On veut un roi dont le corps soit fort et adroit, et dont l'âme soit ornée de la sagesse et de la vertu. On appelle ici tous les étrangers.
Page 336 - N'en doutez pas, ô mon cher Télémaque, le gouvernement d'un royaume demande une certaine harmonie comme la musique, et de justes proportions comme l'architecture. Si vous voulez que je me serve encore de la comparaison de ces arts, je vous ferai entendre combien les hommes qui gouvernent par le détail sont médiocres.
Page 305 - ... que le jeune Télémaque, prévenant par ses soins la vigilance des plus vieux capitaines, s'arracha d'entre les bras du doux sommeil et mit en mouvement tous les officiers. Son casque, couvert de crins flottants, brillait déjà sur sa tête, et...
Page 114 - Eucharis brûle d'un feu plus cruel que toutes les douleurs de la mort; toutes ces nymphes jalouses sont prêtes à s'entre-déchirer : et voilà ce que fait le traître Amour, qui paraît si doux! Rappelez tout votre courage. A quel point les dieux vous aiment-ils , puisqu'ils vous ouvrent un si beau chemin pour fuir l'Amour, et pour revoir votre chère patrie! Calypso elle-même est contrainte de vous chasser. Le vaisseau est tout prêt ; que tardonsnous à quitter cette île , où la vertu ne...
Page 340 - ... par le charme de sa voix, lorsqu'elle chante toutes les merveilleuses histoires des dieux ; elle surpasse la plus exquise peinture par la délicatesse de ses broderies. Heureux l'homme qu'un doux hymen unira avec elle! il n'aura à craindre que de la perdre et de lui survivre.
Page 323 - Vénus au siège de Troie. La vengeance de cette déesse me poursuit dans tout l'univers. Neptune , qui ne peut rien refuser à la divine fille de la mer, m'a livré à la rage des vents et des flots, qui ont brisé ' plusieurs fois mes vaisseaux contre les écueils. L'inexorable Vénus m'a ôté toute espérance de revoir mon royaume, ma famille, et cette douce lumière d'un pays où je commençai à voir le jour en naissant.
Page 274 - Mais une femme que j'aimais, et qui ne m'aimait pas, m'a bien fait sentir que je n'étais pas dieu ; elle m'a empoisonné : je ne suis plus rien. On mit hier, avec pompe, mes cendres dans une urne d'or ; on pleura ; on s'arracha les cheveux; on fit semblant de vouloir se jeter dans les flammes de mon bûcher, pour mourir avec moi ; on va encore gémir au pied du superbe tombeau où l'on a mis mes cendres : mais personne ne me regrette ; ma mémoire est en horreur même dans ma famille ; et ici-bas,...
Page 139 - Sa robe était nouée par cette fameuse ceinture sur laquelle paraissent les grâces, les cheveux de la déesse étaient attachés par derrière négligemment avec une tresse d'or. Tous les dieux furent surpris de sa beauté, comme s'ils ne l'eussent jamais vue, et leurs yeux en furent éblouis, comme ceux des mortels le sont, quand Phébus, après une longue nuit, vient les éclairer par ses rayons.

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